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Les infections urinaires

L’infection urinaire est une infection fréquente chez l’enfant, plus chez les filles que chez les garçons (surtout chez le nouveau-né).

Elle se manifeste de façon bien distincte, pour les symptômes comme pour sa gravité suivant qu’il s’agisse d’une cystite ou d’une infection du haut appareil (pyélonéphrite).

La cystite

Il s’agit d’une infection urinaire dite basse qui se traduit par des signes assez banaux comme des brûlures en urinant, des envies d’uriner fréquentes et de petit volume, des douleurs dans le bas ventre ou dans la région lombaire, des pertes d’urines voire un peu de sang dans les urines. Tout ceci alors que l’enfant a moins de 38°C ou souvent pas de fièvre.

Le premier geste à réaliser par le praticien dans son cabinet est celui du test de la bandelette urinaire.Test bandelette

Un test positif doit faire pratiquer un examen cytobactériologique des urines au laboratoire dans les meilleures conditions techniques possibles : sans sondage, après une toilette soigneuse par un antiseptique non irritant.

Le recueil des urines se fait si possible au milieu de la miction 1 pour le grand enfant ou à l’aide d’une poche stérile adhésive type Urinocol® chez le plus jeune.

Infection bactérieLe laboratoire confirme l’infection urinaire si le nombre de bactéries est supérieur à 100 000 germes par millilitre.

Une fois le diagnostic d’infection urinaire posé il convient de mettre en place un traitement antibiotique par voie orale : un seul antibiotique est prescrit pour une durée d’une semaine.

Pourquoi l’enfant fait-il une cystite ? Il faut oublier les défauts d’hygiène des toilettes de l’école ou des baignades qui ne sont pas des modes de contamination mais plutôt retenir d’autres facteurs favorisants comme un prépuce serré chez le garçon, des manœuvres inadaptées chez la petite fille pour l’essuyage (il faut s’essuyer d’avant en arrière), une mauvaise dynamique de la vessie (mictions incomplètes, partielles ou retardées : « j’ai pas le temps, je joue ! »), mais aussi une constipation chronique ou une parasitose intestinale, comme l’oxyurose 2, très fréquente chez les enfants.

La pyélonéphrite

Cette infection urinaire est fébrile, la fièvre souvent importante d’emblée peut être isolée surtout chez le nourrisson. Fièvre nouveau néElle peut aussi être remplacée par une altération importante et brutale de l’état général chez le nouveau-né. Ceci souligne l’importance, dans ce cas, de la pratique systématique au moindre doute du test de diagnostic rapide par les bandelettes urinaires.

La positivité de ce test doit faire pratiquer une analyse d’urine en laboratoire. Cet examen retrouve le plus souvent un Colibacille.

La gravité de la pyélonéphrite chez le nouveau-né ou le nourrisson réside dans le risque de dissémination de cette infection dans le sang et donc à une septicémie 3.

Uriner brulureLa pyélonéphrite de l’enfant plus grand est d’un diagnostic plus aisé devant l’association d’une fièvre avec douleurs lombaires ou abdominales et de brûlures en urinant.

Une fois le diagnostic posé (ou même probable chez le nourrisson) la mise en route d’un traitement antibiotique par voie injectable est impérative pendant 5 à 6 jours. Elle sera suivie d’un traitement par voie orale les dix jours suivants. Les résultats de l’antibiogramme pratiqué sur les urines prélevées dès les premiers symptômes guideront le choix des antibiotiques.

La recherche de la cause de cette infection est primordiale car il convient de dépister une éventuelle anomalie morphologique de l’arbre urinaire et donc de proposer un traitement préventif des récidives.

Pour ce faire, la pratique d’une échographie précoce de l’arbre urinaire est la règle. Dans un deuxième temps, une urographie intraveineuse (opacification des voies excrétrices 4 par un produit radio opaque) ou une cystographie (opacification spécifique de la vessie) peuvent être indiquées.

Ces examens cherchent à mettre en évidence une malformation congénitale, la plus fréquente étant le reflux vésico-urétéral (les urines dans la vessie remonte vers le rein éventuellement avec les germes responsables de l’infection).

Cette anomalie sera traitée soit par un traitement antibiotique à faibles doses mais prolongé, soit par un geste chirurgical de réimplantation de l’uretère au niveau de la vessie.

Tous les conseils d’hygiène décrits pour la cystite viennent en complément de ce traitement.

  1. « Ce qu’il faut retenir »
  2. Toute fièvre inexpliquée, surtout chez le nourrisson, doit faire évoquer une infection urinaire et faire pratiquer un test de diagnostic rapide à l’aide de bandelettes urinaires puis un examen des urines en laboratoire.
  3. La cystite peut être évitée dans la majorité des cas par une bonne hygiène et par une bonne éducation des mictions.
  4. La pyélonéphrite se traite en milieu hospitalier par une antibiothérapie injectable. Son diagnostic impose la recherche d’une anomalie morphologique par des examens échographique et radiologique.

 

1 miction

2 oxyurose

3 septicémie

4 excrétrices

Dr Christian de LANGHE

Dr Christian de LANGHE

Médecin généraliste

Le docteur de LANGHE a exercé pendant prés de quarante ans en région parisienne en consacrant la majorité de son activité à la Pédiatrie.

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