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Le sommeil

A la naissance, le nourrisson est immature. Il a donc besoin de beaucoup de sommeil pour poursuivre son développement.

Ce temps est primordial car il lui permet de se reposer, de mémoriser toutes les découvertes de la journée, de grandir et de continuer sa croissance cérébrale. Il faut donc préserver au maximum ces temps qui peuvent paraître très longs les premiers mois et ne pas sur-stimuler votre enfant.

Si certaines caractéristiques apparaissent déjà (petit dormeur/gros dormeur), le sommeil de l’enfant est encore très différent de celui de l’adulte, il est important de le comprendre pour lui offrir une bonne hygiène de sommeil.

Les différentes phases de sommeil

Le sommeil calme : il permet la récupération de la fatigue physiqueSommeilcalme accumulée, la sécrétion de l’hormone de croissance et la réparation tissulaire. Lors de cette phase l’enfant est très calme et sa respiration très lente.

– Le sommeil agité : il a quant à lui pour fonction la maturation du système nerveux, la mémorisation, l’apprentissage, la gestion des émotions, etc. C’est une phase pendant laquelle Sommeilcauchemars2le nourrisson bouge énormément, que ce soit par des expressions au niveau du visage, des mouvements des bras et des jambes ou encore par sa respiration et son rythme cardiaque qui s’accélèrent. Cela peut laisser penser que l’enfant est sur le point de se réveiller, mais c’est uniquement le reflet d’une activité cérébrale intense.

– Le sommeil paradoxal : il correspond à la phase des rêves et des cauchemars. Cette phase est l’équivalent chez l’adulte du sommeil agité, les yeux ont des mouvements rapides, le rythme cardiaque, la température corporelle et la fréquence respiratoire se modifient.

– Le sommeil lent léger : il fait suite à l’endormissement. C’est un stade pendant lequel l’individu est calme mais où le moindre stimulus extérieur peut suffire à le réveiller.

– Le sommeil lent profond : il correspond pratiquement à la phase de sommeil calme. A ce stade, le dormeur est passif, calme, les fréquences cardiaque et respiratoire sont lentes. Il permet au corps de se régénérer.

Les besoins en fonction de l’âge

Il est indispensable qu’un enfant puisse bénéficier d’autant de sommeilSommeilbébé qu’il le souhaite. Il est donc préférable de ne pas le réveiller même pour lui donner à manger (sauf cas de prématurité ou de petits poids de naissance).

Chaque enfant est différent, c’est pourquoi ces informations sont données à titre indicatif et peuvent varier d’une heure ou deux.

– Le premier mois : Le nouveau-né dort de 16h à 18h par jour réparties de façon presque équitable entre le jour et la nuit. Le rythme circadien n’est pas encore installé, l’enfant ne fait pas de différence entre le jour et la nuit et se réveille fréquemment. Les cycles de sommeil durent environ 50 minutes et se composent d’une phase de sommeil agité (30 minutes environ) et d’une phase de sommeil calme. Entre deux cycles, il arrive que l’enfant se réveille, il est possible qu’il se manifeste en pleurant mais ce n’est pas systématique. Si personne n’intervient l’enfant retrouve seul son sommeil au bout de quelques instants et repart pour un nouveau cycle.

– De 1 à 12 mois : L’enfant dort environ 15h par jour avec trois siestes Sommeil1an(une en matinée, une en début d’après-midi et une en fin de journée). Cette période est importante car l’enfant va apprendre à faire des nuits complètes. A cet âge-là, le rythme sur 24h est bien intégré et à partir de 4 mois il est en capacité de faire ses nuits car il n’a plus besoin de biberon nocturne.

Si des difficultés persistent, aidez-le à régulariser son horloge biologique. Les enfants ont besoin de repères fixes et de régularité. Ne le laissez pas dans le noir la journée, car c’est la lumière solaire qui synchronise notre rythme, et parlez-lui normalement ; à l’inverse, créez l’obscurité et chuchotez le soir pour lui faire comprendre la différence entre le jour et la nuit. Instaurez progressivement des heures de coucher plus régulières pour l’aider à trouver son rythme et s’il a du mal à trouver seul son sommeil, vous pouvez l’aider avec un objet transitionnel comme un doudou ou un linge avec votre odeur ou encore créer un petit rituel comme une berceuse, mais prenez l’habitude de le coucher éveillé. S’il s’endort systématiquement dans vos bras, bébé ne saura pas s’endormir seul et aura besoin de votre présence entre chaque cycle de sommeil pour se rendormir. De la même façon, s’il lui arrive de pleurer entre deux phases de sommeil, ne vous précipitez pas à son chevet Sommeilpleuret laissez-lui quelques minutes pour trouver seul comment se rendormir sans vous ; s’il s’est réveillé à cause d’une gêne ou d’un inconfort (faim, couche sale, etc.) il saura vous le signaler. Enfin, ne répondez pas aux pleurs nocturnes par un biberon même si cela semble efficace, vous lui donneriez l’habitude de s’endormir en mangeant et il ne saura plus faire autrement. Préférez d’ailleurs donner les biberons en-dehors de la chambre et du lit pour éviter toute association.

A cette période, les cycles de sommeil s’allongent et durent maintenant 70 minutes. Le sommeil agité est remplacé par le sommeil paradoxal (le même que chez l’adulte) et on voit apparaître une phase de sommeil lent et une phase de sommeil lent profond.

– A 1 an : La sieste de fin d’après-midi disparaît et le temps de sommeil est de 14h par jour.

– De 2 ans à 5 ans : L’enfant dort environ 2h en début d’après-midi et 10h durant la nuitSommeilsièste pour une totalité de 12h par jour. Pour assurer une bonne qualité de sommeil à l’enfant, ne le laissez pas devant la télévision ou la tablette avant de s’endormir car la lumière bleue que dégagent ces appareils perturbent fortement le sommeil. Les boissons à base de caféine comme le Coca-Cola® ou les boissons vitaminés sont également à limiter.

– De 6 à 12 ans : La dernière sieste disparaît, l’enfant s’endort rapidement le soir et fait des nuits de 11h environ.

– A l’adolescence : Les besoins de sommeil restent les mêmes, mais les adolescents ont tendance à décaler leurs heures de coucher pour des impératifs sociaux. Ils récupèrent souvent leur manque de sommeil en compensant par des levés plus tardifs en matinée le week-end mais restent très fréquemment en carence de sommeil durant toute cette période.

Tout petit déjà on trouve de « petits dormeurs » et de « gros dormeurs » ; ne comparez pas votre enfant aux autres et ne vous alarmez pas s’il ne fait que de petites siestes en journée, cela n’entravera en rien son développement. L’important est le nombre d’heures de sommeil sur 24h. Un enfant fatigué est irrité et pleure énormément ; si tel était le cas, il faudra alors essayer de comprendre pourquoi l’enfant n’arrive pas à s’endormir (environnement inadapté, inconfort, etc.).

Signes de l’endormissement

Là encore chaque enfant est différent et se manifestera de façon différente. Les plus fréquemment rencontrés sont : bâillement, paupières tombantes, oscillation de la tête, pleurs, irritabilité, frottement des yeux, besoin de succion.

Lorsque ces signes sont présents, SommeilBébébaill’enfant est en phase d’endormissement, vous avez alors une quinzaine de minutes pour le coucher avant que la première phase de son cycle de sommeil ne débute. Dans le cas contraire il faudra attendre le cycle de sommeil suivant, soit de 50 à 90 minutes plus tard selon l’âge.

Troubles du sommeil

Tout changement est perturbant pour un enfant : changement d’espace, de chambre, de lit, pathologies ORL ou digestives (reflux gastro-œsophagien, encombrement, etc.), reprise du travail des parents, entrée en collectivité, etc., et peuvent perturber le sommeil quelques jours mais cette situation ne doit pas perdurer.

Chaque âge, a, en revanche, son lot de troubles du sommeil sans gravité et ne doit pas vous alarmer :

Jusqu’à 3 mois : Installation du cycle circadien et confusion jour/nuit avec de nombreux réveils nocturnes.

De 6 à 10 mois : Début de la séparation, de la conscience de soi : le coucher est difficile avec des appels nocturnes.

2 ans : Phase d’opposition normale, l’enfant ne veut pas se coucher alors même qu’il est fatigué.

– De 3 à 5 ans : Phase d’œdipe, elle se caractérise par des levers en pleine nuit, des peurs, des cauchemars.

– De 4 à 10 ans : On peut voir apparaître chez certains enfants des terreurs nocturnes et du somnambulisme. La terreur nocturne n’est pas un rêve (et donc à différencier du cauchemar) car Sommeil_cauchemarelle n’a lieu que pendant la phase de sommeil lent profond. Elle est peu fréquente et apparaît surtout en début de nuit. L’enfant a les yeux ouverts, s’assoit sur son lit, hurle, se débat puis s’apaise et se rendort. Il n’en a par la suite aucun souvenir. Bien qu’angoissant pour l’entourage, les terreurs nocturnes sont sans gravité et ne nécessitent pas de traitement. Le mécanisme du somnambulisme est identique, à ceci près qu’il entraîne des déambulations. Il faudra donc veiller, si les épisodes sont répétés, à protéger l’environnement pour éviter tout accident domestique (chute dans les escaliers notamment). Dans les deux cas, il ne faut pas essayer de réveiller votre enfant.

Les erreurs à éviter

Notre rythme de sommeil étant différent de celui de l’enfant, il nous est difficile de faire face à ses nombreux réveils nocturnes. Toutefois n’utilisez aucun sirop sédatif sur votre enfant sans avis médical.

Enfin, pour créer un climat d’endormissement serein, dans lequel l’enfant se sentira en sécurité physique et affective, n’utilisez jamais le lit comme une punition en le laissant éveillé à l’intérieur ou en verbalisant par exemple « si tu n’es pas sage, tu vas au lit ».

Dr Joseph AROULANDOM

Dr Joseph AROULANDOM

Pédiatre

Chef de Clinique Assistant

Service de Nutrition et Gastroentérologie Pédiatriques

Hôpital Trousseau – Assistance Publique des Hôpitaux de Paris

Site web : http://nutritiongastro-trousseau.aphp.fr

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