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La fièvre

 

Définition

On parle de fièvre lorsque la température corporelle de l’enfant dépasse 38°C en l’absence d’activité physique intense, chez un enfant normalement couvert, dans une température ambiante tempérée.

C’est la première cause de consultation chez le médecin chez l’enfant. Avant l’âge d’1 mois, elle nécessite presque toujours une hospitalisation et jusqu’à 3 mois il est très important de ne pas la banaliser.

 

A quoi sert la fièvre ?

La fièvre est un des moyens de réponse de l’organisme aux infections, et peut avoir un effet bénéfique lors d’infections sévères. Toutefois, il n’y a pas de données suffisantes pour soutenir l’hypothèse que la fièvre doit être respectée.

La fièvre de l’enfant ne représente pas par elle-même, sauf cas très particuliers, un danger.

 

Prise de la température

La prise de température par un thermomètre électronique par voie rectale est la méthode de référence, mais on peut également utiliser un thermomètre électronique par voies buccale ou axillaire, ou encore un thermomètre à infrarouge par voie auriculaire (dans l’oreille), beaucoup moins invasifs. La température peut néanmoins être sous-estimée par ces méthodes. La température prise par voie frontale n’est pas une méthode très fiable chez l’enfant.

La multiplication des méthodes de contrôle de la température peut entraîner une légère variation du résultat c’est pourquoi il est important de toujours signaler à votre médecin quelle méthode vous avez choisi d’utiliser.

 

Signes pouvant amener à consulter le médecin

La plupart des fièvres chez l’enfant sont d’origine virale, et cèdent rapidement. C’est pour cela qu’il n’est conseillé de consulter le médecin qu’à partir d’au moins 48h de fièvre.

En revanche, le médecin devra être consulté rapidement dans les cas suivants :

•  Nourrisson de moins de 3 mois : consultation d’emblée aux urgences recommandée.
•  Changement de coloration de la peau (pâleur, coloration bleutée des lèvres, marbrures).
•  Frissons
•  Fatigue intense, perte de connaissance
•  Agitation
•  Purpura : petites tâches rouges ou violacées apparaissant sur la peau.

 

Diagnostic

Pour poser son diagnostic, le médecin fera un examen clinique complet de l’enfant et pourra éventuellement demander des examens complémentaires de type prise de sang, radiographies, pour essayer de déterminer l’origine de la fièvre.

Pour ce faire, il est important qu’il ait connaissance de tous les éléments. Aussi, il est nécessaire de lui mentionner la durée de la fièvre, les circonstances d’apparition, les modifications du comportement, les autres manifestations éventuelles (diarrhée, toux, etc.), et les traitements déjà administrés.

 

Causes

fièvre petite filleLes causes de la fièvre sont multiples et variées. L’augmentation de la température corporelle n’est pas obligatoirement due à une infection et parallèlement l’hypothermie (température < 35°C), elle doit faire rechercher une infection.

Dans le cas de fièvre prolongée, des investigations pourront être menées par le médecin afin d’en déterminer la cause et de pouvoir éventuellement la traiter. Attention toutefois à ne pas confondre une fièvre prolongée et plusieurs épisodes de fièvre se succédant.

Les pathologies possiblement en cause sont :

•  La rhinopharyngite
•  La bronchite et les pneumopathies (infections des poumons)
•  Les pathologies digestives comme la gastro-entérite aiguë
•  Les maladies éruptives
•  Les otites
•  Les pyélonéphrites (infections urinaires hautes)
•  Les méningites
•  Les sepsis (infections sanguines)
•  Les ostéo-arthrites, etc.

 

Objectifs du traitement

Il est important de souligner que la fièvre n’est qu’un symptôme, qu’elle n’entraîne que très rarement des complications et qu’il n’existe pas de traitement préventif des convulsions.

Il n’y a donc pas lieu de la craindre spécifiquement. La recherche de l’apyrexie (c’est-à-dire l’absence de fièvre) ne constitue pas un objectif en soi et ne doit pas conduire à des traitements systématiques (notamment pour maintenir l’enfant en collectivité). En revanche, la fièvre peut s’accompagner d’un inconfort (diminution de l’activité, de la vigilance, de l’appétit, des rapports sociaux, présence de maux de tête, changement de l’humeur, etc.) qui peut être important et dont le soulagement est justifié.

Par ailleurs, toute fièvre nécessite une recherche de sa cause, ce qui pourra conduire à un traitement spécifique. De plus, cette recherche peut apporter des éléments importants pour le choix du traitement symptomatique en identifiant, par exemple, une contre-indication éventuelle à tel ou tel antipyrétique (médicament pour faire baisser la fièvre).

 

Modalités du traitement

 

Méthodes physiques

Le traitement de la fièvre repose sur des méthodes simples.

En première intention, trois mesures simples sont à privilégier :

• Hydrater l’enfant en lui proposant à boire fréquemment, en préférant une boisson bien acceptée par l’enfant à une boisson très fraîche, qui n’entraînera au mieux qu’une baisse limitée de la température.

•  Ne pas trop couvrir l’enfant

•  Aérer la pièce

L’utilité des autres mesures connues (déshabillage complet de l’enfant, bain frais, etc.) est remise en cause au regard de l’inconfort parfois important de ces mesures et de leur potentiel effet paradoxal. De plus, ces méthodes ont un effet modeste et transitoire.

 

Médicaments

Des traitements antipyrétiques peuvent ensuite être éventuellement administrés, pour des températures supérieures à 38,5°C :


•  
Le paracétamol : il est à la fois efficace et très bien toléré, avec très peu d’effets secondaires aux doses recommandées. C’est le médicament antipyrétique à privilégier.

•  L’ibuprofène (pour les enfants de plus de 3 mois) et le kétoprofènemédicaments (pour les enfants de plus de 6 mois) : il s’agit d’anti-inflammatoires très efficaces sur la fièvre de l’enfant, mais il ne faut surtout pas les utiliser en cas de varicelle (risque de surinfection cutanée grave), et il faut éviter leur usage en cas de diarrhée ou d’autre situation à risque de déshydratation. Ils ont également plus d’effets secondaires potentiels que le paracétamol.

•  L’aspirine (acide acétylsalicylique) : ses précautions d’emploi en ont largement diminué l’utilisation. Elle doit être évitée en cas d’infection virale (ce qui est le plus fréquent chez l’enfant), car elle peut entraîner des complications graves.

A noter qu’il n’y a pas d’intérêt d’une alternance ou d’une association d’antipyrétiques. Il ne faut donc prendre qu’un seul médicament antipyrétique.

Il est préférable d’utiliser des formes orales, en sirop pour les enfants, mais en cas de vomissement ou de refus catégorique, le paracétamol existe en suppositoire.

Enfant fièvreuxIl faut également vérifier que l’enfant n’a pas déjà absorbé le même antipyrétique sous une autre forme (autre voie d’administration, autre marque de l’antipyrétique).

Tout ceci a pour but de soulager l’inconfort de l’enfant (la recherche de l’apyrexie, c’est-à-dire l’absence de fièvre, ne devant pas être l’objectif), mais il faut bien évidemment traiter la cause de la fièvre en parallèle si possible (mais la plupart des infections étant d’origine virale chez l’enfant, il faut dans la plupart des cas attendre que la fièvre passe spontanément, sans traitement spécifique).

 

Convulsions fébriles

Des convulsions fébriles (c’est-à-dire liées à la fièvre) peuvent survenir chez 2 à 5% des enfants, jusqu’à l’âge de 5 ans, avec une incidence maximale entre 18 et 24 mois. Ces enfants présentent généralement une prédisposition familiale.

Sans que cela ne soit forcément inquiétant, il est important de savoir que chez les enfants ayant des antécédents de fièvre accompagnée de convulsions, le risque de récurrence est élevé au cours des deux années qui suivent le premier épisode, surtout si la première crise a eu lieu avant l’âge de 2 ans.

Concernant le traitement, il n’y a pas de données en faveur d’un effet préventif du traitement antipyrétique sur la survenue de ces convulsions.

Dr Joseph AROULANDOM

Dr Joseph AROULANDOM

Pédiatre

Chef de Clinique Assistant

Service de Nutrition et Gastroentérologie Pédiatriques

Hôpital Trousseau – Assistance Publique des Hôpitaux de Paris

Site web : http://nutritiongastro-trousseau.aphp.fr

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